Mis en détention depuis le mardi 9 Août 2022, l’ancien secrétaire général du parti politique présidentiel UDPS, ancien premier vice-président de l’assemblée nationale et fondateur du parti de l’opposition au régime TSHISEKEDI Alliance pour le Changement dont il est président, Jean-Marc KABUND-A-KABUND reste détenu jusqu’à présent à la prison centrale de Makala à Kinshasa malgré sa mise en liberté provisoire prononcée il y a quelques mois en une résidence surveillée.
Le Conseil directeur de l’Union Interparlementaire ( UIP ) suit de près son dossier et s’y est penché lors de sa 210ème session en adoptant à l’unanimité la décision sur la recommandation du comité des droits de l’homme des parlementaires sur l’arrestation du député national congolais Jean-Marc KABUND-A-KABUND.
» L’ UIP s’insurge contre le maintien en détention du président Jean-Marc KABUND et les mesures prises par le bureau de l’assemblée nationale qui a condamné ses propos« , fait savoir le collectif de la défense de Jean-Marc KABUND dans un communiqué parvenu à frycoms.net.
Dans leur relai de la position de l’organisation des parlementaires de tout le continent, le collectif de la défense attire l’attention de l’opinion sur le fait que l’UIP note que les accusations retenues contre Jean-Marc Kabund se basent sur les propos tenus dans le cadre de l’exercice de son droit fondamental à la liberté d’expression qui est pourtant garanti par les conventions internationales des droits de l’homme et soutenu par la jurisprudence abondante.
Jean-Marc KABUND-A-KABUND avait démissionné de ses fonctions au bureau du parlement congolais. il a par la suite créé son propre parti politique Alliance pour le Changement.
A la sortie officielle de cette formation, son fondateur a tenu des déclarations pointues sur le régime en place en RDC et a affirmé mener une opposition farouche vis-à-vis du pouvoir de Félix-Antoine TSHISEKEDI. Dans les heures qui ont suivi, une convocation judiciaire lui a été adressée suivi de son arrestation pour propos injurieux, de nature à alarmer la population et à porter atteinte à l’honneur dû aux institutions publiques et à la dignité du Chef de l’État.