Un policier est écroué au cachot ce lundi 13 juin à Kalemie par sa hiérarchie directe pour avoir porté les coups et blessures volontaires contre un jeune garçon, 18 ans d’âge. Les faits se sont déroulés au poste du Groupe mobile d’intervention (GMI), situé à la rive gauche à l’entrée du pont Lukuga. Marcus Kamulete a été victime d’une intervention policière musclée alors qu’il se rendait au marché de Kisebwe. Son tort ? Avoir essayé de traverser dans la cours de GMI. Le policier a usé de la force disproportionnée contre sa victime, en présence de ses coéquipiers.
Le mouvement citoyen PDST (parlement débout sans tabou sans tabou) qui livre l’information à frycoms.net, dénonce la recrudescence à Kalemie des actes de violences policières « c’est le colonel qui gère le GMI qui a pris la décision de le mettre au cachot et c’est une question de faire le suivi si réellement il est au cachot ou pas … la seule façon de lutter contre ces actes c’est de les dénoncer. Nous les dénonçons pour que ça arrive au niveau des autorités qui gèrent les policiers, les militaires. Qu’elles sachent qu’il ya de ces éléments qui s’adonnent à des actes peu recommandables», déclarent le coordonnateur de PDST Nathan Mugisho. Et d’ajouter « qu’à GMI nulle part il n’est écrit interdiction d’accès » Nathan Mugisho penche pour les sanctions professionnelles contre les éléments de sécurité qui se compromettent dans les violations de droits humains.
Le colonel qui gère ce poste de police a promis en revanche de placer derrière les barreaux cet agent de l’ordre pour 15 jours.






