» Je ne me suis pas imposée mais j’ai été choisie et investie cheffe de Kamangu par le chef de groupement Kavundja . Là je ne suis plus tranquille dans la jouissance de mon pouvoir « , s’alarme Louise Sungura Kalume en ce plein mois réservée aux droits reconnus à la Femme.
La cheffe du village Kamangu dans le groupement Kasanga Mutoa , territoire de Kalemie, province du Tanganyika en République Démocratique du Congo se déclare victime de sa féminité.
Héritant d’un village touristique au regard des merveilles naturelles, des traces historiques que regorge Kamangu.
Mentionnons la plage témoin de l’embarquement lors de la traite négrière, les manguiers datant de plus d’un siècle qui longent la route dénommée 14-18 en référence aux affrontements de la première Guerre Mondiale ( 1914-1918 ) , Louise Sungura ne jouit guère de son pouvoir.
A l’en croire, une famille qu’elle a admise dans son entité en fuite d’un conflit a usurpé son pouvoir; la communauté et d’autres autorités publiques se passent » injustement » d’elle pour se confier à celui qu’elle considère à jamais comme pur usurpateur. » Je suis surprise que la considération soit accordée à un usurpateur. Parce que je suis Femme « ? s’exclamait la cheffe du village Kamangu en brandissant les preuves de son investiture sur lesquelles on peut apercevoir les chefs Tanga de Kasenge, Djuma de Kamenge, Marsala de Rugo et d’autres figures coutumières du secteur. A ce jour, elle se dit constater des mouvements impactant son entité notamment des prospections et abattage des manguiers géants marquant l’histoire de Kamangu par des sujets étrangers accompagnés de locaux mais sans être consultée. Des pêcheurs de sa zone ne lui reconnaissent plus de tribut en cas de prise également.
La descendante du chef Bendera Kalumbwa plaide pour l’intervention du gouvernement provincial afin qu’elle soit totalement remise dans ses droits.
En outre, la cheffe du village Kamangu sollicite l’intervention des mouvements féministes et organisation de défense des droits de l’Homme pour plaider sa cause.
En faveur de sa population, Louise Sungura Kalume de Kamangu alerte sur les dangers encourus par sa population. Son entité manque de structure sanitaire et les femmes enceintes, par exemple, sont contraintes à effectuer une longue distance jusqu’à Mutoa pour donner la vie.






