Un débat de fond se crée à Kalemie autour de la désignation des ministres provinciaux, à quelques jours de la remise et reprise à la tête du Tanganyika. Selon une source proche de l’entourage de la nouvelle gouverneure, c’est avant la fin de ce mois de juin, que samba Kayabala Mony qui expédie les affaires courantes doit pouvoir rendre le tablier à Julie Ngungwa Mwayuma.
Pendant ce temps les jeunes se mobilisent contre l’importation des ministres et d’autres individus pour occuper des postes de travails sensibles. Surtout ceux en rapport avec la mobilisation des recettes. Pour eux, Madame Ngungwa doit choisir minutieusement son entourage pour garantir sa réussite. Ils réclament aussi l’exclusion des certaines figures dans les affaires publiques, car accusées de contreperformance dans leurs actions administratives.
« Nous sommes partis du constat selon lequel, les services publics provinciaux (BCSTANG, DGRTANG, les personnels administratifs au gouvernorat et à l’assemblée provinciale etc.) sont instables. Chaque fois qu’il y a changement du gouvernement, il ya aussi changement du personnel. Les gouvernants qui viennent prennent les gens de leurs partis politiques; même ceux de leurs familles et leur donne des postes en guise de récompense. C’est à partir de ce constat que nous avons dit non à l’importation de la main d’œuvre » déclare Nathan Mugisho, le coordonnateur du mouvement citoyen Parlement débout sans tabou (PDST). Ce dernier fustige par-dessus le marché la persistance du taux élevé des chômeurs au Tanganyika. Et d’ajouter que se tourner à la main d’œuvre locale peut permettre de limiter la hausse du taux des personnes sans emplois.