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Tanganyika / Législatives: 2 femmes élues députées nationales sur 14 sièges

Au regard des résultats issus de la compilation et de la délibération de l’assemblée plénière de la commission électorale nationale indépendante ( CENI ), deux membres seulement de la gente féminine parmi celles ayant concouru la législative nationale dans la province du Tanganyika ont été proclamées provisoirement élues aux élections organisées à partir du 20 décembre 2023 en République Démocratique du Congo.

Ces perles rares sur la liste de heureux élus du Tanganyika à la députation nationale sont Sophie Kakudji Yumba et Marie-Thérèse Wa Ngoy Mukalay respectivement proclamée élue à Kabalo pour la première et à Manono pour la seconde.

Sur quartorze sièges à pourvoir, en attendant la confirmation de ces résultats part la Cour Constitutionnelle, la femme ne représente que 14.2%.

Ce qui remet sur le tapis, le débat sur la masculinité positive dans le domaine politique surtout à des rangs à mandat électif.

Et pourtant, la loi électorale se voulant innovante pour le processus électoral actuel a tenté de faciliter la tâche pour booster les candidatures féminines. Une liste des candidats présentant la moitié ou plus des candidates était exemptée de la caution mais cela n’a pas du tout produit des résultats à la hauteur des attentes en partie suite à la faible vulgarisation des dispositions pertinentes et aussi à cause de la mauvaise foi de certains dirigeants des partis et regroupements politiques qui sous-estiment encore la femme pourtant au temps moderne.

sur le plan national, il se rapporte que 64 femmes uniquement ont été proclamées provisoirement élues sur un total de 500 sièges, soit 12.8 %.

Le combat de la femme pour sa représentativité dans les organes de prise de décision est alors loin de gagner son pari au Tanganyika et en République Démocratique du Congo en général et toute la communauté a intérêt à s’approprier la cause pour triompher le principe d’égalité de sexe.

L’approche genre étant tributaire de développement, la classe politique a également le devoir de jouer sa partition en agissant selon la volonté du législateur et aussi suivant les instruments internationaux auxquels la RDC, en tant qu’État, a souscrit .

Imposer par exemple aux regroupements et partis politiques à déposer une liste des candidats ayant 30 ou plus du taux de représentativité de la femme ne sera pas une entorse aux lois.