63 ans après Lumumba : le rêve d’une Nation Congolaise forte et d’un Pays Indivisible sur les bonnes pistes ?


Il a été assassiné le 17 janvier 1961 à Shilantembo, d’après les sources coloniales, les congolais n’ont qu’une dent comme rélique restituée par le Royaume de la Belgique en juin 2022 et qui est exposée dans son mausolée à visiter à la place Échangeur de la commune de Limete à Kinshasa, la capitale.

Patrice Emery Lumumba est le principal Père de l’Indépendance congolaise dont se prévalent jouir plusieurs habitants et personnalités du Pays respirant à ces jours.

Sa lutte pour l’accession à la souveraineté nationale et internationale a franchi les limites de son propre pays jusqu’à impacter toute l’Afrique en générale au point que son nom a de la place dans des valeureux livres évoquant le panafricanisme et la lutte pour les indépendances en Afrique ; suffisant pour le ranger dans la classe des illuminés et véritables hommes d’État comme Julius Nyerere, Nkouamé Nkhrouma et de tous ceux qui se sont illustrés pour une Afrique indépendante, des États Africains forts et pour des Nations prospères avant de disparaitre précocement, à seulement 36 ans, lui qui est né le 2 juillet 1925.

63 ans après la mort du premier Premier Ministre et héros national, où est la République Démocratique du Congo ? La RDC est-elle à la place de rêve des pères de son indépendance 64 ans après son accession à la souveraineté nationale et internationale ?

L’image du pays et le quotidien de la majorité de ses habitants traduisent mieux les réponses aux interrogations haut posées. Un sursaut patriotique des citoyens et une volonté manifeste à servir la Nation pour les détenteurs des pouvoirs publics semblent manquer à l’appel pour honorer la mémoire de ceux qui ont milité pour un Congo souverain jusqu’au sacrifice suprême, la mort, que toute personne normale craint.

La société congolaise est actuellement caractérisée par des inégalités sociales criantes, l’injustice et l’élite politique trampée dans les anti valeurs dont le virus se propage à vitesse de croisière dans la direction descendante, du sommet à la base .

Les besoins primaires du congolais moyen peinent à trouver satisfaction pendant que la classe politique, principalement celle qui a la chance de se retrouver aux commandes, vit dans l’opulence et il en est ainsi depuis le départ de Lumumba et de son Président, Joseph Kasavubu.

Pour obtenir une place dans une institution publique, ton appartenance politique est la clé de voûte surpassant d’autres considérations notamment les compétences.

Les garanties légales pour l’emploi, qui ne doit tenir compte ni de l’appartenance ethnique ni religieuse, ni des opinions politiques, sont foulées au pied.

Le tissu social déchiré, le vivre-ensemble en berne et l’espoir d’un Congo plus beau qu’avant incertain.

En lieu et place de l’essentiel, l’attention des congolais se tourne malheureusement souvent aux futilités.

Sous d’autres cieux, avant d’élever les grattes-ciel, construire des arènes somptueux et organisées des évènements de cirque, les meneurs ont d’abord répondu aux besoins primaires à l’instar des voies et moyens de transport, la santé, l’éducation et la formation professionnelle.

En plein 21ième siècle, un congolais moyen, quand il se réveille, pense encore au manger et à comment il peut atteindre le lieu de son activité du jour. Les villes sont enclavées les unes des autres suite au mauvais état de la plupart de routes et cela , dans un pays où emprunter le vol est encore un luxe.

Et si Lumumba ressuscitait, quelle déception aurait-il sur les acquis de sa lutte ?

Mieux vaut tard que jamais et rien ne sert d’attendre.

Introspecter, s’amender et ajuster serait une bonne option pour chaque congolais afin d’honorer la mémoire de ceux qui sont battus pour nous léguer le Pays à l’État que nous l’avions trouvé.

À la génération actuelle de faire plus pour mériter l’admiration de la postérité.



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