La République Démocratique du Congo a accédé à la souveraineté nationale et internationale le 30 Juin 1960.
À ce jour, voici 63 ans que la volonté des pères de l’indépendance est commémorée.
L’âge renvoie bien à la maturité mais le vécu quotidien de la totalité des citoyens surtout du bas peuple laisse à désirer.
En faisant un clin d’œil sur une partie du territoire national, la province du Tanganyika, les maux de la société et leurs causes sont visibles sans besoin d’une loupe.
Le tableau entre les points forts et les points faibles pèse plus du dernier côté car l’avant indépendance et l’après indépendance ne riment pas. En place du progrès, la régression prime.
Le Tanganyika de l’époque coloniale qui accueillait les populations étrangères pour les soins à l’ex Hôpital CFL actuellement Clinique d’Etat, qui accordait l’hospitalité aux originaires de tous bords pour l’emploi avec la Filtisaf et la SNCC, qui recevait des enfants et jeunes élèves pour étudier dans ses écoles voit sa population quitter chercher la satisfaction à ces besoins ailleurs.
La prise de contrôle de l’administration par les fils du Pays ou du terroir semble ne rien apporter.
Dans plusieurs domaines, les promesses priment sur les réalisations et le peuple dans sa majorité est plus que trahi.
Le soixante-troisième anniversaire de l’accession de la RDC à l’indépendance surprend le Tanganyika dans une situation alambiquée ; des institutions phares: l’assemblée provinciale en paralysie totale, le gouvernement qui est son émanation en dysfonctionnement criant.
Mais avant, ces deux institutions feraient de la population son marchepied par manque et de la redevabilité et de service. En effet, la manne de la terre provinciale ne profite clairement qu’à une poignée de personnes principalement étant aux affaires.
Et même entre eux, les inégalités de traitement ne sont pas à démontrer laissant place aux cœurs plus sensibles de s’imaginer la misère du peuple à côté des affaires.
Si seulement au niveau de l’exécutif, certains membres du gouvernement sont plus rémunérés que des autres pourtant nommés sur un même arrêté et au même rang, si seulement certains d’entre eux peuvent avoir des privilèges à l’instar des frais de mission puisés dans le compte du trésor de la province au détriment des autres, que dire de la population ?

La cohésion sociale fissurée par des acteurs clés qui financent des jeunes pour nuire à l’unité à travers les réseaux sociaux par des louanges aux uns et injures aux autres à longueur tant des journées que des nuits à la manière des thuriféraires.
La corruption, le trafic d’influence, l’injustice sociale, le non-respect des principes fondamentaux à la démocratie ayant érigé domicile à durée pérenne, les conséquences sont devenues incapables dont le poids retombe sur les épaules des pauvres habitants. L’insécurité, l’absence des infrastructures sociales de base, la hausse des prix pour les produits de première nécessité et le surdosage de l’immoralité à tous les niveaux.
De l’hymne national, le ver appelant le congolais à peupler le sol n’est pas loin d’être le seul à être scrupuleusement observé par les gouvernants et les gouvernés, ces derniers qui ne manquent non plus de reproches à leur endroit.
La dignité, la responsabilité, l’honnêteté, la transparence et toutes les valeurs positives ne représentent plus rien chez plusieurs citoyens qui brillent aussi par des actes d’incivisme au détriment de la stabilité de la cité.
Malgré ces potentialités telles que les matières précieuses, la faune, la flore, les terres arables, le majestueux Lac Tanganyika et tous ses corollaires, la province demeure dans une situation de sous-développement à désirer et un sursaut patriotique est de mise pour la placer à 63 ans d’indépendance.
Mieux vaut tard que jamais, le mieux et de prendre courage pour commencer et insuffler une ère nouvelle pour le progrès de l’espace Tanganyika.