Si pour certains la gouverneure du Tanganyika Julie Ngungwa vient de mordre la poussière en se faisant éjecter de son fauteuil, pour son entourage par contre, le bienfondé de sa destitution ne tient pas la route. Quelques heures après la séance plénière du 08 mai qui a dégénéré en bagarre à Kalemie autour du vote de la motion visant la cheffe de l’exécutif, Yalu Useni Valentin le conseillé technique de la première citoyenne s’est exprimée aux médias locaux. Pour lui, l’organe législatif a mis le pas vers l’inconnu. L’une de ses réactions typiques a aussi consisté à dire que cet évènement (la déchéance) « ne pourra pas produire d’effets ». Yalu Useni Valentin martèle sur le vice procédural qui aurait enveloppé la séance de travail à l’assemblée lundi. Une rencontre tumultueuse dont la question orale avec débat était le point inscrit à l’ordre du jour, avant d’être transformé en motion de défiance. Cela suite à l’absence de Julie Ngungwa en déplacement à Kinshasa, pourtant très attendue au parlement. Elle séjourne dans la capitale à l’appel du ministre national de l’intérieur, a-t-on appris. La gouverneure n’avait-elle pas un alibi solide pour étayer son absence ? Du coup elle est reprochée d’outrage au parlement. Selon Useni valentin, ce chef d’accusation n’est pas valable. Invoquant l’article 207 de cette assemblée législative. « On parlerait de l’outrage lorsqu’on ne vient as répondre 30 jours après la réception du document portant sur la question orale avec débat» confie-t-il.
Les règlements intérieurs de l’assemblée provinciale seraient violés sur beaucoup d’aspect apprend –on. Le conseiller technique de Madame Ngungwa cite l’article 204 de ce parlement qui serait enfreint. « Cette disposition stipule que la motion doit être transmise au destinataire avant d’être traitée 48 heures après le dépôt. ».
De surcroit il accuse Vincent Kibombo, président de l’assemblée provinciale d’avoir violé « sans vergogne » d’autres dispositions de l’institution dont il a la charge. A l’instar de l’article 32 qui stipule que « le bureau ne statue que par la majorité de deux tiers ». Pourtant la séance publique du lundi était dirigée par deux membres du bureau, trois autres ont manqué à l’appel. Des indiscrétions disent qu’ils n’étaient pas d’accords avec les procédures d’autres députés.
Pendant ce temps, la déchéance de Julie Ngungwa occupe le cœur des conversations à Kalemie. Certains parient que ce limogeage ne sera pas applicable, d’autres soutiennent la thèse contraire. Les pros gouverneure continuent de voir la main des ténors de la politique nationale derrière ce bras de fer. Une nouvelle saison semble s’ouvrir dans le feuilleton des problèmes du Tanganyika : la crise interinstitutionnelle.






