Comme par le passé, le coût du transport en commun vient de grimper dans la ville de Kalemie juste après le lancement du recouvrement forcé des quelques taxes et contrôle des documents.
Depuis le début de la dernière semaine du mois d’Avril, les tricycles, taxi-motos qui constituent le moyen par excellence de transport en commun pour se mouvoir dans le chef-lieu aux côtés de quelques rares cars de transport collectif sont à compter sur la voie publique.
Pour cause, le lancement de l’opération de recouvrement forcé sur la vignette, la plaque d’immatriculation, le contrôle technique et l’autorisation de transport qu’effectue la direction générale provinciale des recettes du Tanganyika (DGRTANG), nous disent les conducteurs et certains clients.
« Je viens à peine de commencer mon boulot, le patron m’a obligé de travailler à partir de 18H pour sa restauration, voilà pourquoi je roule à vive allure pour réaliser 12000 francs de sorte que je garde aussi quelque chose », a justifié l’attitude de conduite un motard à un reporter de FryComs ce mardi 2 mai 2023. « Quand je travaillais dans une autre province, à chaque instant que l’Etat devait lancer l’opération de recouvrement, nous étions sensibilisés deux mois avant pour une préparation conséquente et aussi, on nous rappelait le bien fondé de chaque taxe que nous devons honorer. Mais ici, on nous réserve juste des surprises pourtant nous avons tellement des responsabilités à remplir », s’est défoulé un conducteur de taxi-moto ce mercredi matin alors que certains autres dénoncent le caractère inopportun du lancement de l’opération du recouvrement estimant que certains documents sont en cours de validité.
La culture fiscale, un ADN qui manque dans l’organisme du citoyen congolais ou de chaque habitant du monde vivant au Tanganyika ?
Les droits et les devoirs sont collés à chaque citoyen en foi de quoi, leur jouissance et honneur ne doivent souffrir sous aucun subterfuge. Si les tenanciers d’engins roulants n’ont pas tort de s’abstenir d’accomplir leurs devoirs civiques en s’acquittant à César mais préfèrent chaque dimanche remplir le panier d’offrande à l’église, cela doit susciter des interrogations dans le camp de César.
D’aucun n’ignorent que la taxe et l’impôt constitue le socle de pouvoir pour que l’autorité publique pose une action à l’intérêt général. Ne pas payer la taxe et l’impôt c’est autrement dit accepter le sous-développement en privant à l’Etat les moyens de sa politique.
L’autre paire de manche s’ouvre sur base d’une crise de confiance qui s’est érigée entre les gouvernés et les gouvernants en République Démocratique du Congo et au Tanganyika en particulier. Plusieurs langues, se clamant des bons citoyens en remplissant tous les dus à l’Etat, ne voient pas l’impact de l’action du gouvernement dans leur vécu quotidien. L’accès aux services sociaux de base et à tout le minimum ne reste qu’une rêverie ; sur base de cette acception, elles se donnent raison à l’abstention.
L’écart entre l’opulence des dirigeants et l’extrême pauvreté de la majorité du Peuple en est pour quelque chose dans cette problématique de la culture fiscale.
En tout état de cause, la communication passe pour un remède efficace face à ces grands maux. Et quelle communication ? Celle qui tient compte des causes profondes du tel ou tel autre comportement et doit être conçue par des laboratoires rodés et munis des tacts en la matière.






