Pure ennemie de l’humanité, la famine gagne à vitesse exponentielle plusieurs ménages au Tanganyika et dans les régions nationales qui lui sont proches.
Le plat change en quantité et en qualité, en courbe décroissante, suite à la flambée des prix de ses constituants plus principalement la céréale de maïs et le tubercule de manioc qui sont des éléments fondamentaux de l’aliment de base pour la population locale.
Ce coup ressenti par les responsables des ménages est consécutif à la dépendance de la province vers l’extérieur suite au faible taux de la production locale. Devant cette triste réalité, la sécurité alimentaire et la stabilité de prix des produits de première nécessité sont fréquemment menacées à chaque moment que des pays voisins grands producteurs et pourvoyeurs à la province limitent leurs exportations, comme c’est le cas actuellement.
Face à ce danger imminent et perpétuel, aucun leadership politique installé à la tête de la province n’est encore parvenu à inverser la tendance.
Actuellement, le gouvernement provincial détiendrait près des 80 hectares de maïs planté durant la saison culturale en cours, la production attendue risque de ne pas juguler la flambée du prix de la céréale sur les marchés au regard de la forte demande.
La subvention aux grands et petits fermiers, idoine solution pour tirer la province de la dépendance alimentaire ?
Des indices augurent clairement que la province, fort de ses potentialités agropastorales, peut bien arracher son indépendance sur le plan alimentaire. Des vastes surfaces arables, des prairies et savanes destinées au pâturage son vierges ou exploitées à petite échelle. Sous d’autres cieux, les gouvernements centraux et provinciaux mise sur les agriculteurs qu’ils subventionnent à chaque saison culturale pour accroitre leur rendement. Le remboursement des bénéficiaires permet à ces gouvernements de se doter des réserves stratégiques qui sont, à de moment de pic, déverser sur les marchés pour stabiliser le prix et soulager les habitants. Cette expérience a tenté produire des résultats escomptés dans le Haut Katanga voisin où des agriculteurs, réunis en coopératives et des grands fermiers obtiennent régulièrement des intrants de semence et bénéficient de l’accompagnement des moniteurs agricoles de la semence jusqu’à la récolte. Les retombées, ne fut-ce que pour un bon moment, ont été probantes avant revirement de la situation pour des raisons exogènes.
L’accompagnement du gouvernement provincial aux agriculteurs ainsi que la réhabilitation des routes des dessertes agricoles avec un regard sur l’interconnexion des territoires font parties d’astuces sur lesquelles peut s’appuyer le Tanganyika pour lutter efficacement contre la montée des prix des denrées alimentaires. A cela, il faudrait poser des jalons pour encourager des opérateurs économiques à investir dans l’agropastoral en améliorant le climat des affaires dans ce secteur mais surtout en garantissant la sécurité dans les zones rurales vidées actuellement de leurs habitants qui sont censés aussi servir de la main d’œuvre à quiconque voudrait investir dans l’agriculture.






