Interpellé à l’assemblé national, le directeur général de la Société Nationale d’Électricité ( SNEL ) est suspendu de ses fonctions par le gouvernement congolais à travers un arrêté de la ministre de portefeuille Adèle Kayinda.
Une décision en réponse à la recommandation de la chambre basse du parlement de révoquer le DG Fabrice Lusinde endéans 48h pour incompétence et inefficacité dans la gestion de cette société de l’État ayant en charge la production et la distribution de l’électricité en République Démocratique du Congo.
Cette suspension remet sur le tapis la question de la santé à désirer des entreprises étatiques en RDC. Les défaillances accusées dans leur services, problème des dirigeants, des d’exécution ou faute au gouvernement congolais qui peine à doter ses sociétés de moyens nécessaires pour leur bon fonctionnement ?
Tel un agneau immolé, le pauvre directeur de la semble porter seul la croix dont le poids mérite d’être supporté par plusieurs actants dans ce secteur allant du gouvernement jusqu’à la gestion directe des plusieurs entreprises publiques.
En effet, les services des établissements publics ont du mal à rassurer la clientèle. La desserte en eau par la Regideso n’inspire confiance qu’à une poignée, le trafic par la voie ferroviaire de la SNCC (Société Nationale des chemins de fer) va cahin-caha, la santé de la compagnie d’aviation Congo Airways demeure agonisante et bien d’autres entreprises publiques ne font exception à ce tableau sombre.
Pendant ce temps, certaines d’entre elles sont placés sous la responsabilité des génies dont l’expertise est enviée au-delà de nos frontières nationales. Cependant aux yeux de l’exécutif, l’enfer c’est l’autre.
Le DG de la SNEL, seul responsable de la desserte calamiteuse du courant électrique en République Démocratique du Congo ? Sa destitution, seule solution pour améliorer les services de cette société nationale ?
À qui voudrait faire plaisir l’initiateur de l’interpellation ? La tête du DG, seule la finalité du député national Prosper Bukasa?
Et la responsabilité du gouvernement placée dans des oubliettes ?
L’électricité est l’un des facteurs clés du développement. Elle est aussi le gage de l’industrialisation qui mérite d’être mieux assuré pour le développement.
Au tanganyika, principalement dans le chef-lieu Kalemie, le concept *Délestage* n’est plus à apprendre. Même un gosse du ménage maîtrise bien le calendrier de la coupure d’électricité tel que planifié pour son quartier.
Aux premières heures, nombreux parmi les habitants pointaient du doigt accusateur les dirigeants régionaux de la SNEL, surtout ceux chargés de la production et distribution qu’ils hués à chaque extinction de l’ampoule.
Mais à force de plonger dans la réalité, nombreux ont compris la complexité de la situation et chacun tire ses conclusions.






