Journée Internationale du Travail 2023 : le tableau sombre du secteur en RDC 


Ce 28 avril, l’humanité célèbre la journée mondiale de la sécurité et la santé au travail. Si cette célébration passe inaperçue en République Démocratique du Congo, tel n’est pas le cas pour la Journée Internationale du Travail qui pointe déjà à l’horizon. Le gouvernement RD.Congolais n’a pas oublié de rappeler aux publics en général, aux employeurs et aux travailleurs en particulier à travers un communiqué du ministère national de l’emploi, travail et prévoyance sociale.  » La journée du lundi 1 mai 2023, journée internationale du travail est chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national « , a signé la ministre Claudine Ndusi M’kembe ce jeudi 27 avril 2023. Si le travail est régulièrement célébré en RDC, sa situation n’est pas si blanche qu’on puisse l’imaginer. Dans le secteur tant public que privé, des indicateurs ne sont pas du tout verts en majorité. Malgré quelques exceptions près, le tableau de la situation du travail est sombre.

Avoir droit au travail n’est pas seulement un slogan qui garnit la constitution du Pays mais une chance étant donné que tous les citoyens, même dans le secteur public,  sont souvent soumis au traitement inégal allant de la phase du recrutement jusqu’à celle de l’exercice de l’emploi. Il n’est pas rare d’entendre le vocable recommandation à chaque offre qui se présente . En cas des grandes nominations , à titre illustratif, pour les mandataires publics et haut fonctionnaires de l’État, appartenir à un parti politique est un atout majeur.

Dans le secteur privé, la marge de la donne de l’injustice n’est pas assez large, c’est pratiquement là que la jeunesse en paie aussi un lourd tribut à cause de certaines exigences qui écartent la chance de leur portée. C’est entre autre une expérience des dix ans à celui qui vient à peine d’être lancé sur le marché de l’emploi par le ministère de L’EPST ou de l’ESU et autres conditions par fois qui sont détournées de bonne moralité.

L’accès à un emploi décent n’est pas le seul casse-tête décrié mais aussi le traitement du personnel pour bon nombre de cas. Simple de comprendre pourquoi même la journée mondiale de la sécurité et la santé au travail ne préoccupe plus ni le gouvernement ni plusieurs employeurs. Et pourtant, la santé et la sécurité sont tout un principe et un grand droit fondamental reconnu au travailleur. En effet, 3 millions des décès sont estimés chaque année à travers le monde à cause du travail ainsi que des dizaines de millions d’employés sont soit blessés, soit affectés diversement par des pathologies liées à leur travail. Dans ces estimations, des travailleurs congolais sont sans doute à dénombrer parmi ces personnes au regard de l’attention que des responsables gouvernementaux et du secteur privé accordent à l’humanisation du travail.

Pour bon nombre d’observateurs, il ne suffit pas seulement de déclarer chômée et payée la journée internationale du travail encore, il faudrait plus promouvoir l’investissement public et privé en améliorant le climat des affaires afin qu’une part importante de la population ait du travail et vive de son emploi. À cela, s’ajoute aussi la promotion de l’entrepreneuriat en asseyant des bases solides pour l’émergence de la classe moyenne.

Nombreux s’interrogent : comment est-il si aisé pour des personnalités de créer des partis politiques, des associations en leurs noms et d’autres structures à des fins politiques mais qu’il paraisse alors si difficile de créer des petites et moyennes entreprises ?

Des boulevards existeraient-ils dans la sphère politique et des barrières sur la voie de l’entrepreneuriat ?

Le secteur du Travail et de l’Emploi mérite une attention particulière en RDC pour la consolidation du vivre-ensemble, le développement du Pays et aussi l’épanouissement de la population.



Recevez toute l’actualité dans votre boite mail !

L’actualité en vidéo sur notre chaine Youtube

Le lac Tanganyika menace la ville de Kalemie
Sophie Kakudji attaque Kitungwa en Justice
Ce que la population attend du nouveau Gouverneur