Les membres de l’association de métis au Congo ASMICO s’opposent ce 30 mars à la proposition de la loi Tshiani sur la matière de la nationalité, tout en dénonçant une obstruction antidémocratique. Ils ont rédigé une correspondance au président de l’Assemblée nationale Christophe Mboso, pour faire part de leur contestation contre la mise en examen de ce projet de réforme. La loi de Noël Tshiani est inscrite dans le calendrier de la session ordinaire de ce mois de mars. Alors qu’en 2021, le texte de Tshiani porté au parlement national par le député Nsingi Pululu faisait object de controverse. Ce projet de réforme qui doit se réinvite dans le débat de la chambre basse interdit l’accès à la fonction présidentielle aux congolais nés d’un parent étranger. Certains observateurs craignent que cette loi soit utilisée pour éliminer Moïse Katumbi (du parti Ensemble pour la république) dans le sprint vers la magistrature suprême. D’autres activistes de la société civile redoutent des dérives xénophobes avec ce vocable politique de « congolité ».
Un tollé s’observe en RDC autour de ce projet de loi taillé sur mesure selon certains commentateurs, pour se débarrasser des opposants politiques qui pèsent lourds sur la balance face au régime en place.






