Misisi: les locaux de police vandalisés par les creuseurs artisanaux  d’or en colère 

3 blessés et certains bureaux des agents de l’Etat brûlés dans une manifestation des creuseurs […]


3 blessés et certains bureaux des agents de l’Etat brûlés dans une manifestation des creuseurs d’or à Misisi. Le décès d’un orpailleur après 2 jours d’incarcération au  poste de police,  a suscité ce mardi 02 aout  une vive tension  à Misisi.

Les faits se déroulent précisément  dans le groupement de  basikasilu dans le territoire de Fizi au Sud-Kivu.  3 personnes ont été blessés et  les bureaux  enflammés par les manifestant en crise de nerfs.  Les  protestataires ont mis du feu  sur les bureaux du poste d’encadrement administratif de Misisi, sur celui du service de mines  et ont vandalisé l’office  de  Police de mines

 Les creuseurs artisanaux d’or qui accusent la police d’en être pour quelque chose, se sont révoltés en guise de protestation contre  le regain d’ arrestations jugées « illégales » et  des détentions «arbitraires». Cet  orpailleur mort,  a été arrêté  dimanche faute au manque des documents lui autorisant d’extraire  le métal précieux, rapporte l’informateur sur place. Il a été verbalisé  par un agent étatique du service de mines, avant d’être conduit devant un officier de Police Judiciaire (OPJ). Ce dernier a ordonné son incarcération, et l’a relaxé lundi  01 aout. La  source souligne que  le chercheur d’or   présentait des traumatismes physiques au moment de sa libération.  « Chose  qui présage la torture pendant  sa détention », dit un habitant.

 La police  aidée  par l’armée ont tiré à balle réelle en l’air pour dissuader  les manifestant surexcités.  La dépouille a été acheminée  à Bukavu où vit sa famille. Pour l’heure la situation est redevenue calme, indique  le renseignant sur place. La société civile du secteur de Nganja dénonce un cas de plus de violation des droits humains. Elle fustige le traitement cruel, inhumain et dégradant qui s’illustre par   des  pratiques des tortures physiques. Selon la structure citoyenne,  les cachots des Fizi sont un véritable sanctuaire des brutalités policières à outrance.   La société civile demande à l’autorité provinciale d’avoir un œil regardant sur ce qui se passe dans  les  lieux de détention du territoire de Fizi.


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